SSH permet de prendre la main sur votre serveur depuis un autre ordinateur du réseau. C’est la façon normale d’administrer Calaos OS.
Ouvrez un terminal — l’application Terminal sur macOS et Linux, PowerShell ou Windows Terminal sur Windows — puis :
ssh root@ADRESSE_DE_VOTRE_SERVEUR
Le mot de passe est celui que vous avez défini dans Changer les mots de passe. Par défaut il vaut calaos, ce qui n’est acceptable que le temps de le changer.
À la première connexion, votre ordinateur vous demande de confirmer l’empreinte de la machine : répondez yes. Et pendant la saisie du mot de passe, rien ne s’affiche — c’est normal.
Pour vous déconnecter :
exit
Plus sûre et plus pratique que le mot de passe, elle est recommandée dès que votre serveur est accessible depuis l’extérieur.
Sur votre ordinateur, si vous n’avez pas encore de clé :
ssh-keygen -t ed25519
Puis installez-la sur le serveur :
ssh-copy-id root@ADRESSE_DE_VOTRE_SERVEUR
Les connexions suivantes ne demandent plus de mot de passe.
Une fois la clé validée, vous pouvez interdire la connexion par mot de passe en ajoutant PasswordAuthentication no dans /etc/ssh/sshd_config, puis en redémarrant le service :
systemctl restart sshd
Vérifiez que votre clé fonctionne avant de désactiver le mot de passe, en ouvrant une seconde session sans fermer la première. Sinon, une erreur de configuration vous laisserait dehors, et il faudrait un écran et un clavier branchés sur la machine pour vous rattraper.
Si le serveur n’est plus joignable, branchez un écran et un clavier directement dessus : vous obtenez un terminal local, où toutes les commandes de cette documentation fonctionnent à l’identique.
systemctl --failed # services en échec
systemctl status SERVICE # état détaillé d'un service
systemctl restart SERVICE # redémarrer un service
reboot # redémarrer la machine
journalctl -f # suivre les journaux en direct
journalctl -u SERVICE # journaux d'un service
journalctl -b # journaux du dernier démarrage
Voir Journaux.
Les services en containers se pilotent avec systemctl, comme tous les autres. Podman n’offre qu’une vue complémentaire, pratique pour du diagnostic :
podman ps # containers en cours d'exécution
podman images # images disponibles localement
Voir Services et modules.
df -h / # espace libre
btrfs filesystem usage / # occupation détaillée du disque
snapper list # liste des points de restauration
Voir Sous le capot.
calaos-os list # versions installées
calaos-os network list # interfaces réseau
calaos_config list # réglages du serveur Calaos
hostname # nom de la machine
timedatectl # date, heure et fuseau horaire
Pour récupérer un fichier depuis le serveur :
scp root@ADRESSE_DE_VOTRE_SERVEUR:/tmp/journal.txt .
Pour en envoyer un vers le serveur :
scp fichier.txt root@ADRESSE_DE_VOTRE_SERVEUR:/tmp/
Vos modifications manuelles peuvent être écrasées par une mise à jour. Les fichiers du système appartiennent aux paquets installés : si vous éditez un fichier de configuration à la main, la prochaine mise à jour du paquet concerné peut le remplacer.
Deux exceptions : le dossier /mnt/calaos, qui contient vos données et n’est jamais touché, et les réglages effectués avec calaos_config ou calaos-os, qui sont faits pour durer.
Rappelez-vous enfin qu’un retour en arrière restaure tout le système, /mnt/calaos compris : il réparera donc une mauvaise manipulation, mais en annulant du même coup la configuration faite depuis le point de restauration choisi. Voir Revenir en arrière et Sauvegarder sa configuration.